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L’impact économique et environnemental du transport aérien par Christophe Bejach

Le terme transport aérien désigne l’activité économique de transport de fret (marchandises, colis, etc.) ou de personnes par la voie des airs ainsi que le secteur économique qui regroupe toutes les activités qui concerne de près ou de loin ce mode de transport.

Le transport aérien est essentiellement réalisé par des compagnies aériennes spécialisées dans ce domaine d’activité. Ces dernières exploitent majoritairement des avions de ligne. Néanmoins, il est possible de les voir se servir d’avions privés, d’hélicoptères, de dirigeables, etc. Ces engins naviguent au sein d’un réseau complexe d’aéroports qui constituent un ensemble de destinations.

La réglementation de cette activité est extrêmement stricte puisque les compagnies aériennes doivent recevoir un certificat d’exploitation ou une licence délivrée par leur autorité gouvernementale de tutelle pour pouvoir exercer. Elles doivent également avoir toutes les autorisations nécessaires dans les pays de destination.

Christophe Bejach, un véritable expert dans le domaine du transport aérien, revient sur ce domaine assez complexe au travers de son histoire, son impact économique et son impact environnemental

L’histoire du transport aérien

Le transport de courrier, le début d’une nouvelle ère

Comme le raconte Christophe Bejach, il est communément admis que la première mission dans le secteur du transport aérien a été la livraison de courrier le 18 février 1911 de Allahabad à Naini en Asie. C’est un avion biplan Sommer qui a parcouru les 10 kilomètres en 27 minutes pour livrer 15 kilos de courrier, soit 6500 lettres, pendant une exposition internationale sur les sciences et les transports. Ensuite, à partir du 22 février, l’aviateur français Henri Péquet et le capitaine anglais W. G. Windham assurent cette mission de transport durant toute la durée de l’exposition.

Cette démonstration eut un retentissement mondial, si bien que, des lignes postales aériennes de test ont été mises en service dans plusieurs pays pour transporter et livrer des journaux. On peut, par exemple, citer le Danemark le 2 septembre 1911, l’Angleterre le 9 septembre 1911, le Maroc le 13 septembre 1911 et les Etats-Unis entre le 17 septembre et le 10 décembre 1911. Il est important de noter qu’à cette époque les distances parcourues étaient, bien évidemment, assez courtes. De plus, la Première Guerre mondiale de 14-18 a considérablement ralenti le développement du transport aérien, pour se concentrer sur l’aviation de combat. Néanmoins, la guerre apporte toujours son lot de progrès.

Le transport aérien en a directement profité après la sortie du conflit. C’est grâce à la Première Guerre mondiale que la première piste en dur pour les atterrissages et les décollages a été construite à l’aéroport de Clermont-Ferrand en 1916. De plus, c’est après le conflit que des lignes de transport de courrier irrégulier voient le jour et se pérennisent. Ce fut aussi l’occasion des premiers combats aériens, et il est devenu clair à l’occasion de cette guerre que l’espace aérien devenait également partie du champs de bataille, en dépit de quelques hésitations de la part des régiments de cavalerie…

Les premiers transports de passagers

C’est le 1er janvier 1914 que la première ligne de transport de passagers régulière se met en place entre les villes de Saint Petersburg et Tampa, en Floride. Elle est inaugurée par Tony Jannus et son hydravion Benoist type XIV qui peut transporter le pilote et un passager. Cependant, cette ligne n’atteint pas son seuil de rentabilité, et est fermée seulement trois mois plus tard.

C’est après la Première Guerre mondiale que le transport aérien de passagers s’accroît. En effet, après le conflit de nombreux pilotes sont disponibles et plusieurs compagnies se créent en Europe. Elles utilisent des bombardiers rapidement convertis pour transporter des passagers avant que les compagnies aériennes ne conçoivent des engins dédiés au transport de passagers.

La première compagnie aérienne européenne voit le jour en Allemagne. La Deutsche Luft Reederei inaugure une ligne entre Berlin et Weimar le 5 février 1919. La France n’est pas en retard dans ce domaine puisqu’elle développe le F.60, avion capable de transporter douze personnes dans deux cabines fermées. Cet avion, surnommé Goliath, sert même pour le premier vol commercial international entre Paris et Londres le 8 février 1919, et entre Paris et Bruxelles le 22 mars 1919.

La formation des grandes compagnies aériennes

Les années 20 sont propices à la création des grandes compagnies aériennes. D’ailleurs, certaines existent encore aujourd’hui. Par exemple, en Europe, l’Etat s’implique directement dans ces créations. La principale compagnie française devient nationale et porte les couleurs du drapeau du pays. En France, la CMA (Compagnie des messageries aériennes) devient Air Union en 1923 et donne naissance à Air France en 1933.

La plupart des autres pays européens se dote également de compagnies aériennes. En Belgique, la SABENA (Société Anonyme Belge d’Exploitation de la Navigation Aérienne) fait ses débuts sur la ligne Bruxelles – Paris, en 1926. Issue de la fusion de deux compagnies allemandes, la Deutsche Lufthansa est créée en 1926 à Berlin. Enfin, la KLM néerlandaise est la compagnie la plus ancienne ayant conservée son nom : fondée en 1919, elle transporte des passagers sur la ligne Amsterdam – Londres.

Aux Etats-Unis, la situation est quelque peu différente. En effet, les compagnies aériennes privées prennent une place prépondérante. Dès 1926, on compte déjà 420 compagnies. Cependant la plupart sont éphémères et font rapidement faillite. D’autres se font racheter par les cinq grandes entreprises qui dominent le marché dans les années 1930 : American Airlines, United Air Lines, Eastern Airlines, Transcontinental & Western Air (TWA) et la Pan Am. Aux Etats-Unis, les transporteurs aériens connaissent un succès retentissant en accueillant 170 000 passagers, soit plus du double des autres compagnies.

De plus, cette période est aussi l’avènement du transport aérien de luxe avec, notamment, l’apparition des services à bord. Les coûts d’exploitation sont élevés en coût au siège, et nécessitent de vendre les billets à des prix élevés, orientant naturellement le marché vers la clientèle de luxe. Cette dernière y voit par ailleurs un élément de statut, fort prisé. Le développement de ces grandes compagnies va faire croître le secteur de manière exponentielle et, par la même occasion, le trafic aérien.

L’essor du trafic aérien

L’augmentation du trafic aérien après la Seconde Guerre mondiale

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le trafic aérien commercial fonctionne toujours, mais la production de nouveaux appareils civils est suspendue. L’accent est mis sur la production de bombardiers à long rayon d’action et de grande capacité.

Une fois le conflit terminé, ces appareils sont convertis aux normes civiles pour pouvoir équiper les compagnies aériennes. Grâce à leur expérience acquise pendant la guerre, les américains proposent sur le marché mondial des appareils adaptés de ses bombardiers, comme le Boeing 377 Stratocruiser, les Douglas DC-6, DC-7 ou encore le Lockheed Constellation qui est considéré comme le summum de la modernité grâce à un moteur à pistons.

En France, le bombardier Junkers Ju 52, a notamment été utilisé et converti par Aigle Azur, la première compagnie aérienne privée d’après-guerre, créée en 1946 ,qui existe toujours.

Bien que ces avions aient des capacités inférieures à 100 passagers, les dernières innovations techniques permettent des voyages sans escale. De ce fait, le trafic aérien fait un bond en avant. Pour s’adapter à son augmentation croissante, il a fallu mettre en place des instances internationales de régulation et des aides à la navigation. De plus, cette hausse a aussi permis au secteur d’avoir un réel impact économique sur les différents pays, contribuant au développement de beaucoup d’entre eux notamment par le biais du tourisme, et en les “rapprochant” des centres économiques développés. Pour reprendre la terminologie braudelienne, la périphérie pouvait ainsi se rapprocher du coeur.

L’impact économique du transport aérien expliqué par Christophe Bejach

Le transport aérien contribue grandement à la mondialisation de l’économie car il rend possible les échanges à grandes distances.

L’essor du trafic aérien

Le secteur du transport aérien voit son trafic augmenter de manière impressionnante comparé aux autres modes de transport. En effet, le nombre de passagers aériens internationaux double tous les dix ans. Selon l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale), de 262 millions de passagers en 1989, on est passé à 998 millions en 2010.

Il est également important de préciser que le trafic aérien mondial est largement dominé par la région Amérique du Nord et en particulier les Etats-Unis qui représente, à elle seule, un trafic double de celui de l’Europe ou de la région Asie-Pacifique. De plus, en y ajoutant le trafic transatlantique et transpacifique, la tendance ne fait que se confirmer.

Il est important de préciser que le trafic mondial existe surtout entre les pays très développés. De ce fait, on voit qu’en 2005, le continent africain demeure modeste en terme de trafic interne. Les principaux échanges avec l’Afrique concernent l‘Europe et l’Afrique du Nord.

La continuelle augmentation du trafic aérien

On remarque que la croissance du trafic, sur les dix dernières années et les dix prochaines, d’après les estimations, est stable. En effet, c’est un des rares secteurs à ne pas être impactés par les crises. Cependant, on observe quelques bouleversements dans le rapport de force entre les régions. Par exemple, la zone Asie-Pacifique possède un taux d’accroissement de son trafic supérieur à l’Europe et elle pourrait même devenir la deuxième au classement. De plus, le trafic chinois a un taux de croissance élevé qui pourrait encore faire bouger les prévisions. Les trafics font l’objet d’un suivi très méticuleux par les autorités régulatrices. Des bases de données très complètes sont en permanence mises à jour, afin de permettre des analyses statistiques par lignes, par destination, par typologie de passagers, etc… Elles sont disponibles pour l’ensemble de l’industrie.

L’Association du transport aérien international (IATA) a publié en 2017 ses statistiques mondiales sur le transport de passagers. Pour le mois de juin, la demande (mesurée en kilomètres-passagers payants ou RPK) a augmenté de 7,8% par rapport à la même période en 2016. Pour le premier semestre de l’année 2017, le secteur aéronautique a connu une croissance record en 12 ans, soit 7,9% et un coefficient d’occupation également jamais atteint de 80,7%.

Cette croissance constante fait que le secteur du transport aérien a un poids économique important dans l’économie mondiale. Par ailleurs, c’est l’un des rares secteurs qui ne connaisse pas de décroissance en cas de crise économique importante. On l’a encore observé sur la période 2008 – 2016. Au pire la croissance ralentit, voire se stabilise, puis reprend quand l’économie redémarre. Ce secteur économique a de bons fondamentaux, et continuera d’en avoir tant que l’économie mondiale restera durablement en phase d’expansion, même lente. Pour simplifier, elle continuera d’avoir de bons fondamentaux tant que de l’énergie abondante et relativement peu chère restera disponible pour les compagnies aériennes. Par ailleurs, grâce aux systèmes de réservation à l’avance, on peut considérer que le transport aérien est d’une certaine manière un indicateur avancé de l’évolution économique.

Ceci étant, avoir de bons fondamentaux n’est qu’une condition nécessaire pour réaliser des profits. Elle n’est malheureusement pas suffisante, comme l’ont démontré les nombreuses faillites intervenues dans le secteur au cours des 100 dernières années.

Aujourd’hui, le poids économique du transport aérien est toujours aussi important

Aujourd’hui, le secteur du transport aérien au niveau mondial représente toujours une part importante de l’économie réelle. En 2013, le nombre de passagers aériens a dépassé le chiffre symbolique de 3 milliards sur l’ensemble des liaisons mondiales. Il profite notamment du développement de nombreux pays et enregistre, grâce à ce dynamisme économique et démographique, et parce que les besoins de transport se sont accrus avec la mondialisation tandis que les progrès techniques ont permis une baisse régulière du coût d’exploitation par personne et par kilomètre, une croissance de +5%.

 Les derniers chiffres, qui datent de 2017, attestent du fait que le secteur est en continuelle croissance. En effet, l’année dernière, le nombre de passagers a atteint la barre des 4 milliards.

De plus, le rapport “Aviation Benefits Beyond Borders” datant de 2017 montre que le secteur du transport aérien totalise 62,7 millions d’emplois dans le monde entier et une activité économique d’une valeur de 2 700 milliards de dollars. Si le domaine aéronautique était un pays, il aurait à peu près le même poids économique que la Suisse ou la Suède.

 L’aviation, avec le transport maritime, sont les deux moteurs essentiels de la mondialisation de l’économie. Ils en sont à la foi le support et le reflet. Et comme la mondialisation et la croissance économique, ils reposent sur l’existence d’une énergie abondante et facilement disponible et transportable. Malheureusement, pour le moment cette énergie est fossile et polluante. L’avion électrique ne devrait pas exister avant 20 ou 25 ans, tant que les batteries ne seront pas miniaturisées et allégées. L’avion solaire est expérimentalement possible, comme l’a démontré le Professeur Piccard, mais reste impossible pour une utilisation régulière et le transport de masses importantes, de manière prévisible et fiable. Pour le moment, l’aviation n’a pas d’autre choix que d’utiliser des carburants fossiles issus du pétrole, qui possèdent seuls la densité d’énergie suffisante les rendant transportables par l’avion lui-même.

L’impact environnemental du transport aérien

Ainsi, comme tous les autres modes de transports thermiques, le transport aérien nuit à l’environnement de façon globale mais aussi locale. A l’échelle globale, de la planète donc, les émissions des avions contribuent au réchauffement climatique et à l’augmentation de l’effet de serre, à hauteur de 3 à 4% des émissions globales. C’est beaucoup moins que l’agriculture ou les cimenteries, mais cela reste important.

A l’échelle locale, la rotation des avions dans les aéroports crée des nuisances sonores et de la pollution. De ce fait, de par l’augmentation du trafic aérien, les mesures prises par les professionnels du secteur sont bonnes car un grand soin est apporté à tous ces sujets. Mais le principal risque est qu’elles s’avèrent insuffisantes à moyen terme, compte tenu de la croissance du trafic aérien.

L’impact climatique de ce secteur est assez important mais il est assez difficile à évaluer précisément. En effet, les avions sont responsables de l’émission de nombreux gaz à effet de serre : le dioxyde de carbone (ces émissions sont assez faciles à évaluer, elles représentent, suivant les sources de 2 à 4% des émissions mondiales, et plus probablement autour de 3%) et l’oxyde d’azote qui contribuent au changement climatique.

Cependant, après plus de 15 ans de négociations, il a été convenu de mettre en place un accord qui vise tous les acteurs du secteur du transport aérien. Cet accord mondial a pour objectif de réduire l’impact climatique de cette activité et a été conclu le 6 octobre 2016 sous la directive de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Son but est de combler le manque de mesures concrètes concernant le transport aérien dans l’Accord de Paris de 2015.

Les engagements pris sont donc les suivants :

  • Améliorer l’efficacité énergétique de 2% par an ;
  • Stabiliser les émissions de CO2 au niveau qu’elles auront atteint en 2020.

Pour ce faire, l’accord met un place un système de compensation des émissions de CO2 pour la fraction des émissions qui dépasseraient le niveau atteint en 2020. Les compagnies aériennes auront la possibilité d’acheter des crédits-carbone via une bourse d’échanges.

Ces objectifs sont ambitieux et difficiles à atteindre, il ne faut pas se le cacher. Les marchés de carbone ont connu un démarrage lent et laborieux. Les améliorations techniques des motorisations et des avions eux-mêmes restent l’espoir le plus sûr de réussir à les tenir. Notamment parce que, par le passé, on a pu observer que les améliorations ont été régulières. Le transport aérien est un domaine fourmillant en permanence d’innovations de toutes sortes. L’amélioration du contrôle aérien, dans la mesure où il permettrait de réduire les temps de vol, pourrait également être une voie de réduction des améliorations intéressantes, quoique d’une mise en oeuvre complexe. De toutes façons, il n’existe pas de solution simple.

Le cas de la France

Il a été mesuré, en 2012, que le secteur des transports,dans sa totalité (voiture, transport en commun, transport de marchandises, etc.), causait 36% des émissions de CO2 en France. Le secteur du transport aérien est responsable, quant à lui, de 5,9% des émissions de gaz à effet de serre de la France, ce qui représente 16,4% des rejets émis par la totalité des transports. Il est donc important que l’industrie du transport aérien se poursuive ses efforts pour trouver des solutions durables pour ne pas impacter l’environnement.

Les solutions pour réduire la pollution des avions expliquées par Christophe Bejach

Bien que les avions utilisés dans le secteur du transport aérien ne puisse aujourd’hui utiliser d’autres carburants que des carburants fossiles, il existe des solutions capables de réduire les rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

On peut, par exemple, en citer quelques-unes qui reprennent ce qui a ete evoque precedemment :

Poursuivre l’amélioration des motorisations. La plupart des motoristes travaillent d’arrache-pied à la conception et à la conception de moteurs plus efficaces, utilisant moins de carburant. Les nouveaux modèles d’avions sont équipés de moteurs nouvelle génération qui peuvent réduire les émissions de 12 à 25% par rapport aux avions qui, à l’heure actuelle, majoritairement utilisés (rapport “Aviation Benefits Beyond Borders”)

  • Poursuivre l’amélioration des avions : avec notamment de meilleures conceptions aérodynamiques, ou un allègement des avions. Plus la voilure est efficace, moins un avion nécessite d’énergie pour décoller et voler. Plus un avion est léger moins il consomme de carburant. Comme le souligne Patrick Magisson, l’ancien président du syndicat des pilotes de ligne : « Sur un vol Toulouse-Paris qui consomme environ 3 tonnes de carburant, on gagne entre 150 et 170 kilos de kérosène pour chaque tonne économisée ».

La recherche sur les matériaux utilisés pour la construction des avions a fait de gros progrès, avec l’introduction de pièces importantes à base de carbone, voire en carbone. On se souvient à ce sujet des difficultés de construction de Boeing pour certains modèles récents, ce qui montre la difficulté du sujet lorsqu’il est pris à l’échelle industrielle.

Ensuite, on peut travailler à réduire le poids du matériel embarqué. Parmi les éléments les plus lourds en cabine figurent les sièges, et plusieurs sociétés ont commencé à mettre au int des sièges allégés présentant tout de même les même garanties de sécurité que les sièges actuels, et capables d’obtenir leurs certifications.

  • Améliorer le trafic aérien et les infrastructures : les émissions de gaz à effet de serre peuvent aussi être réduites en rendant les vols plus efficients, c’est à dire en simplifiant les routes et en les rendant plus directes. La réduction du temps de vol, grâce à des routes plus directes et a moins d’attente en vol,contribuent efficacement à la baisse de la consommation de carburant.
  • La réduction des temps de roulage, ou le fait de ne rouler qu’avec un seul moteur en marche, contribue également à la réduction de la consommation de carburant. Les compagnies aériennes l’ont bien compris, dans la mesure où la consommation de carburant représente environ ⅓ de leur structure de coûts : un bon nombre d’entre elles a mis en place des procédures de roulage visant à limiter la consommation au sol.
  • Poursuivre les recherche sur des carburants alternatifs. A ce jour l’avion électrique demeure un rêve de scientifique, mais il faut poursuivre la recherche et les progrès dans ce domaine. Cependant, rappelons que l’électricité n’est pas une énergie primaire, et qu’elle s’avère non polluante seulement si elle est produite de manière non polluante… L’électricité issue du charbon n’est pas particulièrement verte, par exemple. Cette solution pourrait n’en être pas une. Mais des voies de recherches alternatives existent, dans le secret de certains laboratoires.

Bien que le secteur du transport aérien ait un impact sur l’environnement, des solutions existent déjà alors que d’autres se développent chaque jour, pour limiter son influence sur notre planète. Les voies de recherche sont nombreuses, et sont activement explorées par les scientifiques et les ingénieurs, dans le monde entier.

Bien que le secteur du transport aérien ait un impact sur l’environnement, des solutions existent déjà alors que d’autres se développent chaque jour, pour limiter son influence sur notre planète. Les voies de recherche sont nombreuses, et sont activement explorées par les scientifiques et les ingénieurs, dans le monde entier.

Le transport aérien a clairement révolutionné la façon qu’à l’humanité de concevoir le monde. Il est la source et le reflet de la mondialisation. Depuis sa naissance jusqu’à nos jours, les progrès technologiques ont permis aux avions d’être de plus en plus performants et de transporter de plus en plus de personnes, en toute sécurité et pour des prix de plus en plus bas. Ces flux ont permis au secteur d’avoir un impact positif exceptionnel sur l’économie mondiale, comme peu d’autres secteurs ont pu le faire. Cependant, il a aussi un impact sur l’environnement et contribue aux dérives climatiques, sans en être, et de loin, le principal contributeur. Le transport aérien à prouver sa constante capacité d’adaptation et d’innovation. De nombreux efforts sont déployés, mobilisant les meilleurs esprits et des budgets importants. Il faut rester confiant dans sa capacité à se réinventer.

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